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De Forbes à Loïc Le Meur: leçon de journalisme

January 20, 2009 · 1 Comment

Hier, j’ai révisé une leçon élémentaire de journalisme: la valeur essentielle des mots et d’un titre d’article. Hier, c’était le jour de la publication de mon premier article pour Forbes.com.

Sauf que le titre de l’article en question Twitter Not Loved in Europe ne reflétait pas le contenu.  !!!!UPDATE!!!!: Après avoir insisté le titre a été changé. Nouvelle Version: Why Europe’s CEO should Twitter.
Forbes about Twitter and CEOs

Tout a commencé lorsque j’ai proposé de trouver les comptes Twitter d’entreprises européennes les plus intéressants pour un article. Sauf qu’en appelant les sièges de grands groupes, on m’a ri au nez. Et pour cause, soit ils ne connaissaient pas, soit ils ne voyaient pas en quoi ça pourrait aider leur compagnies.

Résultat j’écris un article que j’intitule How to Twitter for European CEOs (Comment utiliser Twitter pour les PDG européens) expliquant que, comme le font déjà les Américains, l’utilisation de Twitter peut aider à booster la stratégie d’une entreprise. Et donc, EN AUCUN CAS, je n’explique dans l’article que les PDG européens n’AIMENT pas Twitter mais plutôt qu’ils ne CONNAISSENT pas ou ne voient pas encore l’intérêt marketing.

J’écris à la rédac’ chef du service TECH, Wendy Tanaka, pour lui demander de changer le titre avant la publication (et le sous-titre, tout aussi incorrect: “European companies say the social-networking tool is a time waster.“) Ce à quoi elle me répond qu’on est pas obligé d’être exact dans le titre. Je ne suis qu’à moitié d’accord mais après avoir insisté j’ai compris qu’elle ne souhaitait pas changer le titre.

Sauf que rebondissement, aujourd’hui quand l’article apparaît online, Loic Le Meur, une des personnes que j’ai interviewé reprend mon article et écrit un post intitulé Do European companies really dislike Twitter? corrigeant l’argument selon lequel les PDG européens n’aimeraient pas Twitter. Mais le truc c’est qu’à part le titre et le chapo (sous-titre), aucun des PDG et compagnies que je mentionne dans l’article ne dit qu’il(s) n’aime(nt) pas Twitter. Et lorsque Loic Le Meur conclut:

“I don’t think most european companies dislike Twitter that much, they just do not get the realtime web yet, give them some time.” (Je ne pense pas que les compagnies européennes n’aiment pas Twitter, c’est juste qu’ils ne comprennent encore pas le web en temps réel, et qu’il faut leur donner du temps”).

-Non seulement je suis d’accord mais c’est ce que j’essayais de montrer aussi: C’est pas qu’ils n’AIMENT pas, c’est qu’ils ne SAVENT pas.

Le Meur blog

Morale de l’histoire: Le titre a changé l’angle de mon article. Parce qu’après avoir lu un titre aussi clair, le lecteur ne pouvait pas comprendre mon article autrement. Même si rien ne dit ensuite que les PDG européens n’aiment pas Twitter.

UPDATE: article aussi repris sur le site TECH Mashable. European companies don’t like Twitter, should they?:

“According to Forbes, US companies love Twitter, and many of them have frequently updated Twitter accounts. European companies, however, rarely do, and many European CEOs don’t even know what Twitter is.”

Mashable

UPDATE 2: Mashable recherche des PDG européens qui utilisent Twitter.

Mashable Tumblr

UPDATE 4: Après avoir constaté (notamment sur Twitter) l’effet d’un titre qui ne reflétait pas la réalité, la rédac’ chef a changé le titre de l’article: Why Europe’s CEO should Twitter. Une journée intense sur Twitter aura réussi à faire changer un titre d’article erroné. Bienvenu dans le journalisme 2.0.

Categories: Column · Forbes · Geek · Londres
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I am a young journalist: Du vernis à ongles à la crise financière.

January 9, 2009 · Leave a Comment

J’avais 16 ans lorsque j’ai écris mes premières lignes dans Muteen. Aujourd’hui je parle économie chez Forbes. Figurez vous que c’est trippant. Le voyage aura été long entre les deux mais quand on aime apprendre, mode ou économie, c’est toujours intéressant. Ceux qui sont pas d’accord, m’en fous!

Du coup je me suis un peu documentée en économie parce que ce n’est pas à Muteen que j’ai appris à parler actions, capital et crise des subprimes. Voilà ce que j’ai trouvé hier à mon bookstore chéri à Londres, Waterstone’s (cinq étages de livres, ouvert jusqu’à 22h, avec des canapés dans lesquels on peut passer des heures…J’y ai passé deux heures hier soir pour trouver ces perles):

Economics

-Economics. A Very Short Introduction. (Partha Dasgupta, Oxford University Press). C’est un peu comme L’Economie pour les nuls sauf que vous vous sentez pas nul parce que… 1.c’est mieux écrit, 2. c’est écrit par des gens très qualifiés et 3. ils vous disent en intro qu’il fallait faire court (nombre de pages limités à une centaine), donc c’est pas simplet… c’est simple! Celui-ci est d’autant mieux que l’auteur a choisi de comparer les conditions de vie de ses deux petites filles (Betsy et Decka, respectivement aux Etats-Unis et en Ethiopie).

-What they teach you in Harvard Business School de Philip Delves Broughton. (Penguin Viking) Cet ancien journaliste a décidé à 27 ans, de retourner étudier (um, je suis que j’aurai envie la même chose dans cinq ans). Il choisit l’école de commerce d’Harvard biensûr (12% d’admis) et va se perdre dans les études de cas qui font la réputation de cette prestigieuse université. Loin d’être une apologie d’Harvard, il nous raconte l’atmosphère, les profils de ses élèves ambitieux et ce qu’il comprend à l’économie…ou pas. Résultat: ça se dévore comme un roman.

-Fixing Global Finance. (Martin Wolf, Yale University Press). Comprendre clairement ce qu’est la finance et pourquoi c’est la crise. INDISPENSABLE. Surtout que Martin Wolf, journaliste au Financial Times, a réussi à retenir mon attention au delà la première page lorsque j’ai ouvert le bouquin à la librairie. Fort.

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Saint-Louis/New-York/Paris/London

January 8, 2009 · Leave a Comment

Moi par Hilary (the American Friend), à 00H05 sur les Champs Elysées le 1er Janvier 2009

En un mois ma petite valise, mes deux énormes valises et moi avons fait l’aller retour entre les cultures anglo-saxonne et française. D’où le manque d’articles sur ce blog pour cause de surmenage, absence de connexion wi-fi et autre pause nécessaire entre mon ordi et moi-même.

Quoiqu’il en soit, voilà ce que j’ai appris:

-la langue anglaise, c’est fun. En général, ça permet d’aller droit au but sans chichi. (Exemple: allez lire un article du Monde dans les pages économies…si vous êtes cap’?? Lisez le même sur le même sujet un article du New York Times, en moins de mots que la version française, vous aurez tout compris…enfin à peu près quoi!)

-les Américains sont la preuve vivante que l’optimisme existe. La parisienne indécrottable que je suis en a pris un coup dans son cynisme au contact des personnes les plus ouvertes et adorables rencontrées à ce jour. = Les Américains. Ils ne sont pas justes sympas, ils vous donnent envie de sourire toute la journée, répondent à vos questions sans vous juger (même si c’est stupide) et pourrait vous sortir un dépressif de la dépression (cf. la crise financière). Cela dit, (c’est le cynisme qui parle), cette gentillesse a ses défauts. Les Américains critiquent difficilement, et tout est souvent formidable: les critiques de film, les gens, des fois on a juste envie de les secouer…Mais bon, à choisir je crois que je préfère ça au cynisme constant.

-Le consommateur-roi. Un Américain est autant citoyen que consommateur. Tout, de l’université au chocolat chaud est efficace. Ce pays est le pays du service rendu. En rentrant à Paris, j’ai bien senti la différence. Aux Etats-Unis faire la queue, c’est très rare, les délais d’attente sont minimes. A Paris, pas la même. Musée d’Orsay avec la pote américaine: 1h de queue dans le froid. Musée du Louvre: 6€ dépensés pour couper la file. Métro: 12 minutes d’attente à 1h du mat’ un samedi soir. Temps perdu: 1 milliard de minutes en une semaine….

Seulement 10 jours passés à Paris auront suffit à me mettre l’optimisme dans les chaussettes. Heureusement, moi et ma langue anglaise chérie on est parties exercer notre British accent pour un mois. (Cause: stage chez Forbes. A suivre…très vite cette fois!).

Well come back on my lovely blog. Would like some tea?

Categories: CV · Perso · USA
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