Cet article est publié dans le numéro 3 du magazine Snatch sorti le 20 juillet dernier. Je vous encourage à courir au kiosque l’acheter.
Au menu du magazine: Ils ont testé pour vous les maisons closes, les rave parties et la retraite spirituelle. Il y aussi une énorme interview de Jean-Louis Debré et plein de belles photos…De mon côté je m’énervais contre la presse féminine.
Merci à Vincent et Raphaël qui me laissent publier ma chronique ici.
«J’aime pas l’idée qu’on écrive en pensant à mon vagin» me dit un jour une amie. Moi non plus. Meufs, nanas, cet article ne s’adressera donc pas à vos parties génitales. Mais vous parlera néanmoins de ceux qui leur parlent, à vos “parties”. Les magazines féminins. Ces journaux faits de papier glacé que seuls des êtres dotés d’un vagin semblent pouvoir lire.
Avec une centaine de titres et environ 500 millions d’exemplaires vendus par an, le marché de la presse dite féminine va super bien. Mais qu’est ce qui nous intéresse nous autres nanas et qui se vend si bien? «Les kilos c’est dans la tête», «Beauté: profitez du soleil sans danger», «Sexe: le best of de nos plus belles histoires» (mon préféré celui-là). Les titres à la Une du Glamour de juillet et d’un numéro de ELLE. Oh et un peu de foot aussi, Coupe du monde oblige, «Mondial: tout ce qu’on ne vous a pas dit» parce que vous comprenez il faut savoir parler à son chéri de ballon rond, même si on se contrefout du foot. Allez plutôt lire So Foot et contredites le fait que ce magazine soit adressé aux mecs, il a parfois plus d’impertinence que toute la presse pour utérus réunie.
Je ne vais pas cracher sur ces journaux, ce serait hypocrite, parce qu’il m’arrive aussi d’en acheter. Puis de me demander, désemparée, pourquoi j’ai fais ça. POURQUOI?
Première théorie. C’est joli. Je suis une cliente concon.
On ne va pas se leurrer si on achète ELLE, Grazia, Glamour ou Cosmo c’est aussi pour leurs pages mode, parce que ô-les-jolies-photos-de-mannequins-qui-portent-des-robes-à un-zillion-d’euros. Et puis il faut se tenir au courant. Tout le monde sait l’influence de la presse féminine sur le monde de la mode. Et vice et versa. Snatch a aussi ses pages modes (vous noterez que le magazine est pourtant bisexuel). Le problème c’est que toutes les pages mode pour nanas ont un goût de déjà vu. Cette année le prochain qui me parle du «retour de l’espadrille» je lui balance mes vieilles bottes d’hiver à la gueule. Read More

