Misspress

Le billet de blog qui ne voulait rien dire (avec du pseudo cul et du pseudo journalisme)

September 22, 2009 · 6 Comments

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L'anniversaire de Rue 69, ou le souffle d'une bougie bien ringardisé.

C’est peut être le fait que j’ai atteri dans un strip-club un lundi soir à 19h, derrière les Champs-Elysées, ou mon taux d’alcoolémie à 0,001g qui m’a rendue ivre, mais j’avais envie d’écrire un billet de blog qui ne veut rien dire. Parce que ça fait bien trop longtemps que je ne blogue pas, ou alors des trucs de blogueuse de merde genre je-suis-désolée-de-ne-pas-bloguer (même si tout le monde s’en contrefout en fait).

Trop de temps passé sur internet m’a amené à aller hier soir à l’anniversaire de Rue69, la page “cul” du site d’info Rue89. Un site (et une page) que je lis et que j’apprécie par ailleurs mais cette soirée s’est avérée être un festival de trucs ringards. Tellement ringards que j’ai ressorti mon carnet et mon stylo, comme au bon vieux temps. Mes notes, ça donnait ça:

-Sur la scène (trop rose): deux présentateurs/remetteurs de prix, dont j’hésite à dire s’ils font des présentations au Carrefour de Fleury Merogis ou s’ils bossent pour une chaîne de TNT sur le point de couler. Ils se disent des “mon chéri” pour avoir l’air vaguement sexys, et le mec prend régulièrement un accent du sud ouest non identifié.

-Une musique “pseudo loungeo-érotisante” franchement abrutissante.

-Sentiment d’être entourée par la clientèle d’un strip-club des mid-nineties (moyenne d’âge de 100 ans, ventre de bière type femme enceinte) et pas que de cools lecteurs de Rue69.

-Prix des boissons: Verres 10€ , Soft 5€. Pas une goutte d’alcool, ni de jus de goyave donc.

- “Mais où est le service presse? On ressort et on a même pas un gode”

-A un moment on a eu le droit à un “intermède” avec une nana vice championne de je sais plus trop quoi en rapport avec un cerceau. Bref elle s’est dessapée en jouant au cirque quoi. Très peu pour moi.

-Présence d’une pseudo-star (le mec que vous reconnaissez mais vous vous dites c’est qui lui en fait). Bah là c’était Pierre Matthieu. Je ne me souviens déjà plus de ce qu’il a fait. Pour moi la star c’était plutôt Hubert Artus, journaliste à Rue89, qui s’est défendu pendant 15 minutes d’être l’alibi culturel de cette soirée (Bien vrai, comme la directrice de recherche au CNRS, Janine Mossuz-Lavau).

-Quelques journaleux dans la salle (Rue89 était venue en masse évidemment). Il y avait aussi Alex Hervaud, journaliste à Ecrans.fr. Il est sorti de la boîte/bar/strip-club  (Le Pink Paradise donc, ou le paradis de la Barbe à papa qui a mal tourné) approximativement toutes les trente secondes (rapport au manque de réseau) pour relater le néant de la soirée sur Twitter.

-UN vrai moment de qualité. La présentation des pires scènes de films de cul de tous les temps montés par le site nanarland.com, “le site des mauvais films mais sympathiques” (*cf. bas de page pour la liste des films de culs). Avec un pitch pareil, ça en fait le meilleur site de la culture cinéma beauf à mes yeux. Magnifique (Je vous invite d’ailleurs à admirer le design du site dont la beauté est proportionnelle à la qualité des films).

-Et puis une autre catégorie, celle des meilleures scènes “tradis” dans des films de cul. Autrement dit toutes les scènes où ça ne baise pas dans un film de fesses. Cela ressemble beaucoup à des films japonais mal doublés avec des sous-entendus, très sur-entendus en fait.

Enfin voilà ce que je pouvais dire de ce lundi en forme de soirée à forte taux de vacuité (mais intense la vacuité hein). Au final, je n’ai pas vu Camille, l’auteur anonyme de Rue69 et j’ai rien appris. Blah.

Et comme un billet de blog raté ne respecte aucun code journalistique, je suis partie avant la fin et j’ai interviewé personne. J’ai fini ma soirée avec Romain dans un bar à discuter (avec des intermèdes twitter faut pas déconner au cours desquelles on s’auto-congratulait et même qu’on surkiffait avec nos coeurs d’artichaut)

Voilà j’ai rien dit, mais j’ai bien tout dit sur le rien. Bonsoir.

——— Interdit au moins de 10 ans et demi.

*La liste des films de culs ringards sélectionnés par nanarland.com: -Shredder -Dossier érotique d’un notaire -Demon House -Pulsion inavouable -Adieu Canaille (avec une découpe de chaise à coups de têtons scie-sauteuse)

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C’est quoi ce blog de connards?

August 25, 2009 · 3 Comments

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C’est La Gêne

“Quatre amis. Quatre minorités opprimées. Quatre regards sur le monde. Quatre casse-couilles.”

Quand j’ai lu pour la première fois ce blog si joliment appelé “C’est la gêne“, ça a un peu été la découverte bloguesque de mon année. Quand j’ai checké les profils des quatres auteurs, j’ai compris que ça allait être bien: La Meuf, L’Arabe, Le Juif et Le Pédé, avec des noms pareils, j’ai pensé qu’ils ne seraient pas cuculs, ni politiquement correctement incorrects.

Pourquoi j’aime? Parce que:

>Le profil de La Meuf:

28 ans, célibataire, un pot de Nutella par jour et 10 km de course pour l’éliminer.
Diplômée de Sciences-Po, Grande Gueule ès Politique, Nutrition et Féminisme.
Fan de: Woody Allen, Otto Von Bismarck et Charlie Brown.
Déteste: Les Filles, les Hommes qui portent des mallettes et les boissons alcoolisées.

Et ceux des trois mecs aussi. L’Arabe:”Spécialiste ès Musique, Cunnilingus et Soirées.” Le Pédé:”Déteste: Les Moches, Hilary Swank et puis toi aussi.” Le Juif: “30 ans, célibataire, mange plus de porc que Véronique Genest.”

>Ils disent ta gueule à Kadhafi, à Ségolène Royal, Ingrid Bétancourt, Frédéric Mitterrand et Nicolas Sarkozy.

>Ils refont les nominations aux Oscars à leur sauce. Ouais. Enfin c’est surtout Le Pédé.

>“Les Français sont des ploucs.” (Bah ouais c’est vrai)

>Du cul pas cucu: Cochonnes. Sex and the City ou le réveil des cochonnes.

>L’Arabe a un problème avec la pilosité féminine. Hum.

>La Meuf défonce avec grande finesse le concept de ratage mariage et la purée de persil.

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas eu envie de lire un blog du tout premier billet jusqu’au dernier. Pour une fois que je ne lisais pas un truc marketo-geek à fortes tendances bobo, je me suis marrée. Ils m’ont redonné l’envie de bloguer les bougres. Et pas des pavés journalistiques de 3000 signes imbuvables sur le pourquoi-du-comment-de-l’-industrie-journalistique.

Alors Le Pédé, La Meuf, L’Arabe et Le Juif, un grand cimer. Et je vous mets bien cordialement dans ma blogroll.

Keep being casse-couilles.

PS: Ce lien m’avait été envoyé par Giulio Zucchini, (qui bosse avec moi chez la chaîne franco-deutsch) et sans qui ma procrastination quotidienne serait beaucoup moins fructueuse et intéressante. Il pourrait faire Le Rital avec son talent.

PS2: Vous pouvez suivre leurs casse-couilleries sur le gazouillis (Twitter)

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Jeune journaliste, crée ta marque

August 21, 2009 · 17 Comments

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Dans le milieu journalistique parler de sa “marque” peut parfois s’apparenter à parler de capitalisme dans une économie communiste. Tabou, pas bien, faut pas se vendre. Nous ne sommes pas des produits mais des humais. On sait merci. Seulement, dans la masse de  jeunes journalistes qui sortent chaque année des écoles, cher jeune journaliste, si tu ne laisses pas ta marque, les rédacteurs en chef et autres recruteurs te remarqueront à une vitesse d’escargot. 

Une bonne marque passe par une bonne identité numérique. Un bon nom/pseudo, un blog, des comptes twitter, Facebook, linkedin, FlickR, Vimeo bien entretenus. Il faut  ensuite générer des discussions sur des blogs de camarades (pour les cocos) et de collègues (pour les capitalistes) pour vous faire connaître.

Il y avait bien les bons vieux réseaux qu’on tisse en école de journalisme pour qu’on sache qui vous êtes. Mais pour  toucher tous les responsables potentiels, être visible de tous peut s’avérer malin. C’est en lisant cet article, Pourquoi les étudiants en journalisme devraient cultiver leur marque sur le blog Mediashift de la chaîne américaine PBS, que certains souvenirs du lancement de mon blog sont revenus.

Un blog c’est un espace perso, pour publier vos productions réalisées à l’école de journalisme (ou ailleurs) sans que cela tombe dans l’oubli. Un moyen de montrer à un recruteur que vous vous débrouillez sur le web, ce qui peut être utile dans TOUTES les rédactions, tous médias confondus. C’est pas qu’un truc de techos.

C’est un CV, un portfolio et votre propre espace de publication ayant sa propre ligne éditoriale. Pour une fois vous êtes le rédac’ chef. NA. Travailler sur un projet que vous avez construit peut s’avérer très formateur (et bien utile) avant d’entrer dans une rédaction déjà constituée. Cela vous apporte un esprit d’initiative fou, et mine de rien, ça vous exerce à l’écriture web.

Tous les journalistes ont leur identité. Vous savez en effet distinguer les papiers de Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts de ceux de Raphaëlle Bacqué si vous connaissez un peu les journalistes des rédactions de Libération et du Monde. Votre personnalité numérique peut vous permettre de construire votre identité, de vous faire un nom, cette fameuse marque (le personal branding pour les ricains), sans avoir à publier sur les sites des journaux existants. Et c’est important en ce moment, c’est PBS qui le dit.

With journalism shifting toward an era of the personal, rather than the institutional, brand, students need to consider how they are going to stand out as the expert in a knowledge-based economy.

Ces considérations m’ont rappelé une journaliste-blogueuse américaine que je suis: Julia Allison. L’été dernier, elle était en couverture de Wired magasine, ce magasine de référence sur les tendances web. La couverture portait sur les tuyaux pour se faire connaître sur le web (How to get internet famous even if you’re nobody). Elle évoquait un concept intéressant l’“entrepreneurial personality-based new-media journalism”. Expression intraduisible que je résumerais par: si tu es journaliste sur le web bouge toi le cul pour monter ton projet perso et le faire connaître.

Ce qui me semble intéressant dans ce qui dit Julia Allison, c’est que les lecteurs/consommateurs de médias préfèrent se fier à des personnalités plus qu’à des grands groupes. D’où le développement de l’interactivité et l’émergence de community manager. (AH). Du coup, si vous vous constituez une marque qui plaît, vos employeurs potentiels auront envie d’apporter votre marque à la leur et donc…de vous employer.

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Coup de peinture html sur mon bloug. Help wanted

August 20, 2009 · 1 Comment

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Ce blog a déjà plus d’un an (oui) et j’ai envie de le rendre plus beau. De passer du mode blog au au blog qui déchire de la mort qui tue avec un nom de domaine. Sa ligne éditoriale ne bougera pas. Juste un bon coup de peinture. Et de quoi me redonner l’envie de m’y investir à fond.

Mais la pseudo-geekette qui est en moi a la flemme de mettre la main dans le cambouis. Même si Dreamweaver, CSS, html, Flash ont été mes amis (et le sont toujours), je préfère laisser ça à des pros qui savent quoi faire.

Si vous avez des idées… Vos très gentils devis sont attendus at melissa.bounoua(at)gmail(point)com

PS: ma bloguitude revient très vite, j’ai la matière pour au moins trois semaines de publication quotidienne. Plein de belles choses au menu dont une série de posts sur la drague et les relations sexuelles 2.0. Croustillant.

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Voilà le travail, part 1: Ternisien, LeMonde & co

July 28, 2009 · 6 Comments

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Vendredi dernier, Xavier Ternisien, journaliste média pour Le Monde papier a publié un article sur les “community manager”, ces animateurs de communauté, responsables de l’interactivité sur les sites d’info. Il se trouve que mon nom (le vrai) et mon pseudo (le nom de ce blog) furent cités (ohoh). Si mon nom est bien orthographié, celui de mon blog, misspress, ne l’est pas: “Miss Press” , cf. la photo (ça fait plus penser aux fillettes écervelées de Geneviève de Fontenay prout prout.)

Le billet de bloug me brûle encore les doigts, vous imaginez bien… mais ne pas faire de bêtises je dois, il faudra donc encore patienter. Si vous n’avez pas encore lu l’article en question, allez-y, en attendant ma réponse. Bientôt.

NB: Il a fallu plusieurs longues heures avant que ce papier ne bénéficie de liens sur le site du journal “de référence” (hum). Un tweet de Alexis Delcambre, rédac’ chef du monde.fr, plus tard, quelques liens sont apparus.

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Le lien renvoyant vers mon blog sur lemonde.fr, (invisible à moins de passer la souris dessus), ne m’a pas rapporté une visite, ou mes stats wordpress sont à la ramasse (possible).

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Bon, on fait quoi maintenant?

June 30, 2009 · 7 Comments

On arrête de dire, de prononcer le mot forçats. Fini, stop, personne n’en peut plus (et pas seulement Eric Mettout de l’Express.fr). Le mot a perdu son sens véritable. Et ayons un peu de respect pour eux, quand même.

L’article “Les forçats de l’info” signé Xavier Ternisien a été publié dans Le Monde, il y a tout juste un mois. Un mois qu’on discute et surtout qu’on se rencontre (au delà de Twitter j’entends, dans la vraie vie vous savez) pour parler journalisme de demain. Ca en saoûle beaucoup qu’on parle aussi (trop) sur le web, et je les comprends bien. Mais, ce sont les discussions et ces rencontres dans la vraie vie qui me semblent intéressantes et qui m’importent.

Il y a eu le “café des OS” (bien arrosé et très sympathoche) qui a permis aux djeuns de se dire bonjour et de parler de conditions de travail. C’était le jeudi 18 Juin. Il y a eu ce débat que j’ai organisé, très court, le mardi 23 Juin (en plein remaniement du gouvernement), qui a soulevé pas mal de problèmes, notamment sur la formation au journalisme web qui, selon Benoit Raphaël (Le Post.fr), Joël Ronez (Arte.tv) et Johan Hufnagel (Slate.fr) ne dépendrait plus des écoles mais de l’implication des étudiants en journalisme sur internet. A noter: l’université Paul Verlaine de Metz lance cette année une formation aux “rich media” qui porte spécifiquement sur l’information destinée au web.

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Benoît Raphaël, Eric Mettout, Johan Hufnagel, Joël Ronez, Emmanuel Parody, Pierre Haski, Laurent Mauriac et Sophie Dufau //Photo: Aude Baron

(Ecoutez l’intégralité du débat dans le dossier sur les journalistes web signé Eric Chaverou sur le site de France Culture).

Et il y a eu un débat organisé lundi soir par “ça presse” à l’EMI-CFD auquel j’ai assisté et que j’ai liveblogué sur Twitter (grâce à l’aide précieuse de Steven Jambot, à Toulouse, qui tweetait mes SMS old school, puisque je n’avais ni Blackberry, ni Iphone… pas de soussous pour ça -merci à Joseph Melin, photographe, d’avoir immortalisé ma pauvre geekitude à tendance fail).

Maintenant on sait surtout qu’on doit changer, et surtout qu’on doit arrêter de se regarder pourrir. Qu’on se présente plutôt comme des passionnés que comme des f…(j’ai dis que je ne dirai plus ce mot). Tous ces gens qui déplorent des conditions précaires, en parlent maintenant de vive voix: les journalistes web qui sont sous-payés dans certaines rédactions de sites d’infos (on appris qu’un journaliste de 20minutes.fr est payé 1800 euros brut par mois, c’est aussi le cas sur d’autres sites). Mais pas seulement eux, il y aussi les pigistes, les journalistes de PQR, qui assurent des locales entières, seuls, et des stagiaires diplômés qui assurent des postes de journalistes titulaires…

Il ne faut pas parler seulement du web, ce serait réduire la discussion à une seule catégorie de journalistes.

Lors du dernier débat lundi soir à l’EMI-CFD, où Eric Mettout, Xavier Ternisien, et Julien Ménielle, de 20minutes.fr, étaient réunis à la “tribune”, Pierre Haski, rédacteur en chef de Rue89, dans la salle, précisait que “60% des français ne font plus confiance aux journalistes” (sondage La Croix/Logica), Jean-Marie Charon, sociologue des médias, là aussi, soulignait que “les grandes rédactions avec beaucoup de journalistes coûtent très cher” et diminuent donc les effectifs, dans les chaînes télé, à la radio, dans les quotidiens comme sur le web.

Résumons: Statuts parfois précaires, réductions d’effectifs…dans un contexte économique franchement pas simple, pour des médias qui rament parfois à trouver ou à sauver un modèle économique. Pourtant, chaque année, des centaines d’étudiants en journalisme sortent d’écoles avec des étoiles dans les yeux. Pourquoi?

On est des passionnés je vous dis. Si tous les journalistes acceptent à un moment de leur carrière (ou tout du long) d’être précaires, de multiplier les stages ou d’être mal payés, c’est parce qu’ils aiment ça. Alors bougeons nous le cul pour nous faire aimer de nos lecteurs qu’ils retrouvent confiance en nous. Qu’ils aiment venir nous voir et qu’on trouve un moyen de survivre grâce à ça.

Plutôt que de pleurer sur notre sort, ce qui est une étape nécessaire, employons nous à revaloriser, réevaluer et même changer notre métier aux yeux de tous et pas seulement entre nous.

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Rencontre #négriers #forçats: c’est pas fini!

June 25, 2009 · 1 Comment

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De gauche à droite: Benoît Raphaël, Eric Mettout, Johan Hufnagel, Joel Ronez, Emmanuel Parody, Pierre Haski, Laurent Mauriac et Sophie Dufau

(Photo via l’Iphone de Yann Guegan)

J’aime dormir la nuit, vous n’aurez donc le compte rendu (version longue) de ce débat que vendredi. En attendant pour revivre le débat live, je vous invite à aller lire le Twitter #forçats alimentés par tous les gens présents lors de la réunion. Avec mon micro et mes feuilles, je n’avais rien vu de tout ce qui disait en gazouillis.

Ensuite, les premières réactions commencent à être publiées:

-Eric Mettout, rédacteur en chef de L’Express.fr, veut “en finir avec les forçats, et revenir aux sources

-Martine Silber, ancienne du Monde (papier) apporte aussi son point de vue: “Presse: forçats et négriers, mode d’emplois

J’y reviendrai plus longuement, j’ai encore plein de choses à dire, plein de choses ont été dites… C’est pour cette raison que je pense qu’on en a pas fini avec le sujet.

En attendant, je vous remercie tous, ceux qui se sont déplacés, qui ont discuté, cette rencontre était une première étape, il y en aura d’autres. C’était, selon moi, un bon moyen de prendre acte, de se dire que les choses changent et qu’on ne regarde pas ça en spectateurs passifs.

Bref j’arrête, le reste très bientôt.  A très vite.

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The débat des forçats

June 17, 2009 · 6 Comments

Forçats, forçates de toutes les batteries, le débat aura bien lieu. Me voilà de retour après quinze jours d’absence (si vous me cherchiez, fallait aller voir mon gazouillis (=Twitter)). Il est maintenant grand temps de faire une annonce plus officielle que les tweets et précédents billets de ce blog à propos de cette grande discussion que nous aurons tous ensemble: le débat des “forçats”. Environ une centaine de personnes provenant de tout plein de rédactions web m’ont envoyé de gentils emails me demandant s’ils pouvaient en être et surtout s’ils pouvaient avoir plus d’informations.  Voilà!

When: Le débat aura bien lieu le 23 Juin à 19h (et non pas 19h30 comme prévu initialement).

Where: L’Ecole de journalisme de Sciences Po (117 Boulevard Saint Germain, Paris 6ème, Métro: Odéon ou Mabillon).

Who: Confirmés: Benoît Raphaël (LePost.fr), Pierre Haski (Rue89), Christophe Gueugnau (LeNouvelObs.com) Joël Ronez (Arte.tv), Alexis Delcambre (LeMonde.fr).  Johan Hufnagel (Slate.fr), Eric Mettout (L’Express.fr), Philippe Mathon (LePoint.fr).

Pour info: Xavier Ternisien est aux Etats-Unis. Dans la salle: beaucoup de très chouettes journalistes web chez Libé.fr, Marianne2.fr, 20Minutes.fr, Slate.fr, Europe1.fr, Arte.tv, France Télé, LeFigaro.fr, L’Express.fr et plein d’autres que je n’oublie pas.

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What: L’idée est de discuter entre journalistes web et apprentis en mine blafarde, la salle aura donc beaucoup la parole. Ceux qui ne seront pas contents, faites attention, Arlette Chabot ne m’a rien appris. (Qui veut être Bayrou?) Il ne sera pas question de débattre de l’article de Xavier Ternisien sur le sujet (il ne sera pas dans la salle). Ce papier a eu l’avantage de faire émerger une conscience autour de notre métier, c’est  donc de cette conscience que nous parlerons, plus que de l’article lui même.

Trois sujets principaux:

1. Le statut du journaliste web. Les journalistes spécifiquement dédiés au web existent depuis deux ans, enfin c’est ce que certains d’entre nous pensent. Au moment de la présidentielle en 2007, les fonctionnalités du web (vidéo et sons embeddés) ont en effet été utilisées et pensées différemment. Quel est donc ce métier dont tous les journalistes ne connaissent pas encore les spécificités? Et quel est le statut des journalistes web dans les rédactions et les groupes médias (effectifs, salaires, difficultés à communiquer entre rédactions papier et web…)?

2. Ce qui nous amènera… à l’état de l’info en ligne. Comment en faire et mieux? (Comment écrit-on pour le web? Sais-t-on vraiment créer un contenu multimédia interactif?) Quels sont les moyens pour les produire? Pourquoi internet et multimédia sont parfois indifférenciés dans certaines rédactions? (Entendu un jour: “Faire du multimédia, c’est mettre des liens et des commentaires”Hum, non!). On ne peut naturellement pas parler avenir sans poser la question du modèle économique. Nous ne nous étendrons pas là dessus, car nous ne pouvons pas prétendre trouver un solution en deux heures.

3. Et enfin La formation au métier de journaliste web. Car oui il semblerait que ça en soit un!

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Le débat des “forçats” de l’info

May 26, 2009 · 35 Comments

Mise à jour: LE DEBAT AURA LIEU LE 23  Juin à 19h30 à l’école de journalisme de Sciences Po. Pour vous inscrire, c’est ouvert à TOUS. Et envoyez moi un email:melissa (point) bounoua(at) gmail (point) com, afin que je puisse vous donner toutes les informations.

Après publication du billet ci-dessous, des discussions par mail, twitter et téléphones interposés avec plusieurs journalistes, m’est venue l’idée de faire un débat entre journaleux concernés par l’avenir de l’info online.

Et Aude Baron me dit de me lancer alors…voilà!

Au coeur du débat le mot “forçat”, le titre de cet article sur les journalistes web en France. “Forçat”, un terme beaucoup trop réutilisé ces dernières 48 heures qui est censé désigner la nouvelle génération de journalistes web et qui a entraîné des  réactions ici et . Dans toutes les rédactions ça boue… Et comme les blogs, sites d’info et Twitter ne semblent pas toujours suffire pour débattre, je me suis donc demandée pourquoi ne pas en parler de visu (bon, selon Xavier Ternisien, nous avons des sales têtes mais on se supportera bien les uns les autres, hein?).

Tout le monde est invité, mais j’aimerais en particulier que soient présents ceux qui  interrogent l’avenir de l’info en ligne depuis beaucoup plus longtemps que moi:

Johan Hufnagel, un des fondateurs de Slate.fr

Benoit Raphaël, rédacteur en chef du Post.fr--> OK

Eric Mettout, rédacteur en chef de l’Express.fr

Boris Razon, rédacteur en chef du Monde.fr (Alexis Delcambre sera là)

Frédéric Filloux, auteur de la Monday Note, et travaillant pour le groupe média norgégien Schibsted

Joël Ronez, ancien prof au CFJ, et responsable du pôle web d’ARTE –> est OK

Xavier Ternisien, journaliste web au Monde papier(pas.fr comme précédemment écrit ici) et auteur de l’article Les Forçats de l’info –> pas OK

Sylvain Lapoix, journaliste à Marianne2.fr et fondateur de la Djiin, l’association pour le développement du journalisme, de l’information et de l’innovation numérique –>pas à la tribune

Si Francis Pisani pouvait venir de Berkeley ce serait bien aussi mais bon…

Sur ma wishlist aussi: Pierre Haski–> est OK Pascal Riché, Augustin Scalbert (tous les gens de Rue89 –> st OK), Aude Baron (LePost)–>OK, Philippe Couve (RFI), Vincent Glad (ex-20 minutes, nouveau Slate), Alice Antheaume (20 minutes)–>OK, Alexandre Hervaud–>OK (Libé)…En gros tous les journalistes ou apprentis qui ont envie d’en savoir plus… je pense aussi @MarieAmelie –>OK @StevenJambot –>OK @Julia_V –>OK@Tibo –>OK @ChloéWoitier @ivalerio–>OK et plein d’autres que j’oublie malheureusement.
Update: suite de la wishlist @jeanlucr, Alain Joannes @ClementineGallot @monsieurkaplan –> est OK

Chers forçats, forcez vous, oubliez vos différends et discutons. Peut être qu’on pourra même avancer d’un millimètre…Personne n’en sortira satisfait parce que, avouons-le, il nous faudrait plus que ça pour aller plus loin, mais au moins, les cartes seraient posées et les arguments lancés!
Alors chiche?

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Est ce que je suis un(e) forçat de l’info?

May 26, 2009 · 17 Comments

Il est 2h38 du matin. Ordi ouvert. Gmail, Twitter, Facebook, Tumblr, Friendfeed, Le Monde, et Le NYT…(et le blog de Margaux motin, hum!)

Suis je une forçat de l’information comme ceux que décrit Xavier Ternisien dans un article paru sur LeMonde.fr? Ce journaliste media a interviewé une partie des journalistes et rédacs’ chef des sites d’info français et analyse la nouvelle génération de journalistes online: des forçats ultra connectés.

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Je vous laisse apprécier le choix de la pub associée à l'article

On leur a déjà trouvé un surnom : “Les OS de l’info.” C’est Bernard Poulet qui a lancé la formule dans son livre choc paru en janvier, La Fin des journaux et l’avenir de l’information (Gallimard). On dit aussi “les journalistes “low cost”“, ou encore “les Pakistanais du Web”. “Ils sont alignés devant leurs écrans comme des poulets en batterie”, constate, effaré, un journaliste de L’Express, en évoquant ses confrères du site Web Lexpress.fr.

Internet a accouché d’une nouvelle race de journalistes. Moyenne d’âge : 30 ans. Le teint blafard des geeks, ces passionnés d’ordinateur qui passent leur temps devant l’écran. Ils ont suivi le parcours obligé : stage, contrat de professionnalisation, contrats à durée déterminée (CDD), avant d’espérer un hypothétique contrat à durée indéterminée (CDI). Ils enchaînent les journées de douze heures, les permanences le week-end ou la nuit.

Testons donc l’efficacité de la définition de Mister Ternisien? Moi: pas encore 30 ans mais… teint blafard (ouais), stage (ouais), douze heures (ouais), permanence week end, la nuit (ouais). Est ce que j’en suis alors? Hum comment dire… Eric Mettout et Arnaud Aubron ont beau critiquer cet article en forme de caricature, avouez que vous aussi vous avez des têtes de poux!! (6 jours sur 7 au moins). L’article a le mérite de souligner des conditions précaires dues au manque de considération du journalisme web (stages, CDD, etc..)

Cela dit, la vérité s’arrête là. C’est pas le physique qui compte, c’est ce qu’il y a à l’intérieur… comme dirait l’autre.

Ce ne sont pas les jeunes journalistes web qui sont fatigués, mais la place des sites web d’info français qui va mal. La société des éditeurs du monde interactif a bien raison de répondre à l’article en soulignant des conditions de travail moins favorables sur la version online du quotidien. Il se trouve que nous avons une apprentie de Sciences Po qui bâtonne sa dose de dépêche au Monde.fr à l’heure où je vous parle donc c’est véridique. (Update:  L’apprentie concernée se sent très bien au Monde.fr et ne travaille “qu’avec de l’image” (ce sont ses propos), on m’avait mal informée je m’en excuse!)

Il existe donc une forte précarité, qui nous préoccupe. Autre constat problématique : les salaires sont, à ancienneté égale, inférieurs à ceux qui ont cours au Monde.

Que les sites d’info n’aient pas encore trouvé leur modèle économique, et donc que l’argument de la rentabilité serve de prétexte au manque d’investissements, ok…. mais ne devrait-on pas chercher à investir au lieu de mépriser ses geeks aux yeux défoncés qui font tourner les sites des plus grands quotidiens? Internet est clairement l’avenir. (NA!). Il faudrait juste que dans les rédactions, les anciens journaleux du papier commencent à y croire car c’est précisément ce mépris qui rend les jeunes journalistes blafards!

Au Monde par exemple, LE grand journal français, le mépris, ce n’est pas seulement entre LeMonde et LeMonde.fr mais aussi entre LeMonde.fr et Le Post.fr Les nouveaux contenus online (qui marchent) semblent faire peur. Je ne veux pas que tout soit tout beau tout rose, mais quand les deux générations de journalistes arrêteront de se cracher dessus et penseront innovation, futur et nouvelle formes d’info tous ensemble, on se marrera plus.

Tout comme les sites web ne sont pas le Tiers état de l’information, les jeunes journalistes ne sont pas des esclaves.

Car les djeuns, non seulement ils se couchent tard, mais en plus ils pensent didon. La solution pourrait donc venir de ces forçats de l’info, hein? Comme Sylvain Lapoix, un journaliste de Marianne2.fr qui vient de lancer une très chouette association au nom imprononçable: Djiin, l’association pour le développement du journalisme, de l’information et de l’innovation numérique. Une association qui fera sûrement autre chose que se poser la question rebattue (mais pas tranchée) du journalisme citoyen (blog vs. journaux) et de la viabilité des modèles économiques (pas grand chose à ce jour). Le projet? Keep reading →

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